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LIBERATION DE MARSEILLE

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LIBERATION DE MARSEILLE

Message par william durand le Sam 27 Juin - 15:16

LIBÉRATION DE MARSEILLE AOUT 1944
Le 1° bataillon du 7° RTA poursuit pendant la journée du 22 aout 1944 son avance vers le cœur de Marseille.Son objectif final est le vieux port.
Venant d'Italie débarqué sur une plage de St Tropez le 16 aout matin ,voila en 6 jours pas mal de chemin parcouru par le régiment.Des conducteurs de camions de bauxite en pleine nuit et au mépris du danger ont transporté les hommes au camp de Pierrefeu par Meaunes et Signes.Ensuite du camp à pied ils ont rejoint Aubagne avant de foncer vers l'entrée de Marseille par la route qui joint Aubagne à St Julien par la Valentine.
Au départ la 1° Cie est en queue du bataillon.Au fur et à mesure que se poursuit la progression les unités de tête sont distribuées à droite ou à gauche de l'axe de marche suivant l'endroit ou l'ennemi s'est manifesté.Les habitants ,quelques FFI indiquent les points de résistance.Leurs renseignements forts précieux ont été l'un des éléments moteurs essentiels au coup de poker qui va se jouer.
Suivant le cas ,c'est une compagnie ou une section (45 hommes) qui déboite et va livrer son combat afin de maintenir dégagé le fil ténu de la petite route sur laquelle se presse cette force neuve qui d'obstacle en traquenard roule vers la cité Phocéenne pour la délivrer.
C'est le poison qui se glisse sournoisement dans la force allemande.Ce régiment qui de trois cotés par chacun de ses bataillons (II/7°RTA La Gavotte ,la Viste) (III/7°RTA ,La Rose ,Gare du Canet ) s'insinue au milieu des 15 000 allemands et paralysera cetet unité.
Le coup de poker est simple:il faut avancer sans cesse ,pénétrer au plus vite dans le centre avant que l'ennemi réalisant la faiblesse de nos moyens attaque en force nos misérables tentatives et y mettre fin.Le culot paie car il est poussé à fond.Progresser vite est une nécessité vitale,le seule façon d'y parvenir est de dégager le chemin ,se battre sur ses bords afin que d'autres sans cesse avancent.
Trop longtemps comprimées par l'occupation ,les valeurs élémentaires qui font l'homme renaissent sur le passage du régiment ,le peuple insulte l'ennemi.Quatre ans de privations ,d'humiliations et de misères volent en éclats.
Les unités sont engagées ,la foule a disparu ,la 1°Cie aborde les premières maisons de St Julien.Les rues sont vides ,place déserte ,un détachement allemand est retranché au nord de St Julien(2 sections environ). A ce moment chaque homme se transforme en bête.Le mouvement commence ,en courant en zigzagant les voltigeurs dévalent,l'ennemi hésite à se dévoiler.A un moment un feu violent d'armes individuelles s'allume de toutes parts ,les FM ripostent ,tirent chargeurs sur chargeurs ,puis tous bondissent en avant en hurlant.Les allemands qui le peuvent sortent des trous et détalent ,les autres se rendent.
Le 24 au soir la 1° Cie du 7° RTA regroupée après s’être battue à St Julien ,sur la Canebière ,à la porte d'Aix cantonne dans les maisons du cours Pierre Puget.Prochain objectif ,la basilique haut perchée.
Le 25 aout 1944 à 6h ,fidèle au rendez vous ,la 1° Cie bourrée de munitions monte jouer sa carte.Par les escaliers de la rue Abbé Dassy ,la rue Vauvenargues puis par les jardins coté droit de cette rue ,les hommes s'infiltrent ,s'insinuent ,avancent.En contre bas sur la droite un blockhaus est repéré sur le toit de l’hôpital ,une binoculaire en émerge.Un tireur d'élite ajuste lentement et détruit l'instrument aveuglant l'observatoire.
Les tirailleurs passent de mur en mur ,de jardin en jardin et arrivent devant le dernier obstacle ,derrière c'est le jardin de l’évêché puis le roc nu qui monte vers Notre Dame.
Sur la droite de la basilique les artilleurs allemands fignolent leur 88mm.Un FM tire sur les pièces ,des allemands tombent ,d'autres se terrent.
L'affaire de Notre Dame commence ,il est 8h ce 25 aout.
Le rocher alentour est truffé de casemates des observateurs allemands sont dans le clocher.Le feu cesse,les blessés sont mis à l'abri.Vers midi la résidence de l’évêque est méconnaissable,la superstructure brule,les 88 martèlent les murs ,de toutes les fenêtres les tirailleurs font feu sans arrêt.Le feu est d'une intensité inouïe.En fin de matinée deux chars sont venus appuyer l'action de la 1° Cie.En début d'après midi un char touché par deux 88 prend feu ety flambe avec une partie de son personnel (3 hommes périront) ,le deuxième char s'élance vers la montée de l'oratoire mais saute sur la première rangée de mines et déchenillé s'immobilise ,l'équipage tire sur tout ce qu'il peut.
Vers 15h la montée de l'oratoire semble s'embraser ,d'immenses langues de feu sortent du roc.Leur souffle brulant arrive jusqu'aux tirailleurs.Le dispositif permanent des lance flammes à déclenchement électrique vient de jouer.Un obus explose derrière la résidence,la maison devient intenable ,les blessés ont été évacués.
A 16h le lieutenant PICHAVANT sentant un fléchissement dans l’âpre résistance ennemie donne l'ordre d'attaquer.Il sent que l'assaut ne pourra être donné que par la surprise au culot.
L'assaut est lancé ,les 400 m de terrain grimpant paraissent interminables ,des rafales sont tirées sur les entrées des abris.Un mouchoir blanc apparait ,le feu cesse ,les allemands sortent et sont regroupés avant la fouille.
Ils sont 23 .
Notre Dame de la Garde a une importance tactique pour les réglages d'artillerie.Il faut tenir ,éviter la surprise.Sous le feu grandissant venant des iles du Frioul un groupe disparait dans la basilique pour visiter le clocher.Il y a des allemands la haut qui seront vite désarmés et prisonniers.
Un immense drapeau tricolore sera hissé ,le tir ennemi s’arrête net.
MARSEILLE EST DÉLIVRÉE.
Vers 18h une section de la 2°Cie rejoint et garde l'entrée de la basilique.le feu ennemi hargneux ,tenace reprendre de plus belle.La basilique sera endommagée par l'artillerie allemande.
Trois prisonniers sont désignés pour convaincre les allemands de se rendre.Une heure après ils sont de retour suivis d'une cinquantaine de prisonniers dont un commandant et 8 officiers.
A partir de 20h le feu se calme.Un officier observateur vient d'arriver avec ses hommes ,son poste radio pour régler nos tirs.
Trois jours de combat seront nécessaires avant d'obtenir le 28 aout 1944 à partir de 13h la reddition du général Schoeffer et de ses troupes qui occupaient Marseille et ses environs.
FIN

william durand

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