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AUX SOLDATS OUBLIES.

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AUX SOLDATS OUBLIES.

Message par DESBIENDRAS le Jeu 7 Jan - 19:44

Engagez vous, vous verrez du pays...
C'est ce que j'ai fait. Mais après de nombreuses années ponctuées par  d'inévitables mutations, l'envie se fait sentir de s'établir quelque part, au moins pour la retraite. C'est ainsi que nous nous sommes établis, dans une maison de famille, au cœur du village d'HARDIVILLERS (Oise), lieu de naissance de mon épouse. Ce petit village a la particularité, outre son monument aux morts, de rappeler les noms de ses enfants tombés pour la France au travers d'une grande plaque de marbre accrochée dans la salle communale. Sur cette plaque figurent également les noms des victimes civiles et des militaires inhumées dans le cimetière communal.
Les noms de SICARD et PUJOL y figurent. PUJOL, un nom qui sent la lavande, le romarin, les oliviers et qui rappelle le chant des cigales.
Jean Bernard PUJOL, que fais-tu à HARDIVILLERS ?
Jean Bernard PUJOL est né le 6 juin 1889 à MONTPELLIER, dans le département de l'HERAULT.
De bonne éducation, il possède le permis de conduire et conduit des véhicules automobiles. Il était libéré de ses obligations militaires depuis deux ans lorsque l'ordre de mobilisation est affiché.
Il rejoint le 84ème régiment d'artillerie lourde en qualité de chauffeur et sera affecté à la 12ème section de transport de munitions. Il participe à la première bataille de la Somme, puis à Verdun.
C'est déjà un vétéran lorsque sa section est dissoute et lorsqu'il est affecté à la 11 section du 284ème, le 20 janvier 1918. Le 28 mars 1918, sa section reçoit l'ordre de quitter son étape de ROUVROY LES MERLES, pour le grand camp de CREVECOEUR. Mais contre-ordre, ce sera HARDIVILLERS et son camp de la ferme du Plantis, base d'entraînement des « tanks » Français et Américains.
Nombreuses missions, charger des obus dans les gares de CREVECOEUR, MILLY SUR THERAIN, BRETEUIL Ville et les transporter vers les dépôts de PAILLART, CAPLY ou WAVIGNY, puis les acheminer vers la ligne de front, aux batteries françaises de PLAINVILLE ou Américaines de MORAINVILLERS  et  WELLES PERENNES.
Le 27 juin 1918, il conduit l'un des quatre camions qui transportent 250 coups de 155 schneider pour la batterie Américaine de MORAINVILLERS. Il rentre à HARDIVILLERS à 23 heures.
Le lendemain, le 28 juin, c'est repos et entretien du matériel. Jean Bernard procède au graissage de son camion lorsque quelques obus boches à retardement tombent sur le camp.
Jean Bernard PUJOL est tué. Il sera inhumé au cimetière d'HARDIVILLERS.
Je n'ai pas retrouvé la tombe de Jean-Bernard, peut être a t'il été transféré,  comme les deux lieutenants Anglais. Mes recherches se poursuivent.

Si un camarade de la région de MONTPELLIER peux me dire si PUJOL figure sur le monument aux morts, ce serait sympa...
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DESBIENDRAS

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