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Decès du Commandant Helie Danois de ST Marc

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Decès du Commandant Helie Danois de ST Marc

Message par CARLIER le Sam 7 Sep - 11:56

J'ai appris que le commandant Helie Danois de St Marc est décédé le 26 Aout 2013 ! C'était un grand officier de la Légion étrangère qui nous quitte , un officier qui allais au bout de ses idées ! ( Il commandais le 1 REP lors du punch d'Alger )
RIP Mon Commandant !!

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Re: Decès du Commandant Helie Danois de ST Marc

Message par CARLIER le Sam 7 Sep - 11:58

Site officiel du Commandant Helie Danois de St Marc
http://www.heliedesaintmarc.com/

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Re: Decès du Commandant Helie Danois de ST Marc

Message par CARLIER le Sam 7 Sep - 12:01

Déclaration d’Hélie Denoix de Saint Marc
devant le haut tribunal militaire, le 5 juin 1961.
« Ce que j’ai à dire sera
simple et sera court. Depuis
mon âge d’homme,
Monsieur le président, j’ai
vécu pas mal d’épreuves : la
Résistance, la Gestapo,
Buchenwald, trois séjours
en Indochine, la guerre
d’Algérie, Suez, et puis
encore la guerre
d’Algérie…
« En Algérie, après bien des
équivoques, après bien des
tâtonnements, nous avions
reçu une mission claire :
vaincre l’adversaire,
maintenir l’intégrité du
patrimoine national, y
promouvoir la justice raciale, l’égalité politique.
« On nous a fait faire tous les métiers, oui, tous les métiers,
parce que personne ne pouvait ou ne voulait les faire. Nous
avons mis dans l’accomplissement de notre mission, souvent
ingrate, parfois amère, toute notre foi, toute notre jeunesse,
tout notre enthousiasme. Nous y avons laissé le meilleur de
nous-mêmes. Nous y avons gagné l’indifférence,
l’incompréhension de beaucoup, les injures de certains. Des
milliers de nos camarades sont morts en accomplissant cette
mission. Des dizaines de milliers de musulmans se sont joints
à nous comme camarades de combat, partageant nos peines,
nos souffrances, nos espoirs, nos craintes. Nombreux sont
ceux qui sont tombés à nos côtés. Le lien sacré du sang versé
nous lie à eux pour toujours.
« Et puis un jour, on nous a expliqué que cette mission était
changée. Je ne parlerai pas de cette évolution incompréhensible
pour nous. Tout le monde la connaît. Et un soir, pas tellement
lointain, on nous a dit qu’il fallait apprendre à envisager
l’abandon possible de l’Algérie, de cette terre si passionnément
aimée, et cela d’un coeur léger. Alors nous avons pleuré.
L’angoisse a fait place en nos coeurs au désespoir.
« Nous nous souvenions de quinze années de sacrifices
inutiles, de quinze années d’abus de confiance et de reniement.
Nous nous souvenions de l’évacuation de la Haute-Région,
des villageois accrochés à nos camions, qui, à bout de forces,
tombaient en pleurant dans la poussière de la route. Nous nous
souvenions de Diên Biên Phû, de l’entrée du Vietminh à
Hanoï. Nous nous souvenions de la stupeur et du mépris de
nos camarades de combat vietnamiens en apprenant notre
départ du Tonkin. Nous nous souvenions des villages
abandonnés par nous et dont les habitants avaient été
massacrés. Nous nous souvenions des milliers de Tonkinois se
jetant à la mer pour rejoindre les bateaux français.
« Nous pensions à toutes ces promesses solennelles faites sur
cette terre d’Afrique. Nous pensions à tous ces hommes, à
toutes ces femmes, à tous ces jeunes qui avaient choisi la
France à cause de nous et qui, à cause de nous, risquaient
chaque jour, à chaque instant, une mort affreuse. Nous
pensions à ces inscriptions qui recouvrent les murs de tous ces
villages et mechtas d’Algérie :
« “ L’Armée nous protégera, l’armée restera “. Nous pensions
à notre honneur perdu.
« Alors le général Challe est arrivé, ce grand chef que nous
aimions et que nous admirions et qui, comme le maréchal de
Lattre en Indochine, avait su nous donner l’espoir et la
victoire.
« Le général Challe m’a vu. Il m’a rappelé la situation
militaire. Il m’a dit qu’il fallait terminer une victoire presque
entièrement acquise et qu’il était venu pour cela. Il m’a dit que
nous devions rester fidèles aux combattants, aux populations
européennes et musulmanes qui s’étaient engagées à nos côtés.
Que nous devions sauver notre honneur.
« Alors j’ai suivi le général Challe. Et aujourd’hui, je suis
devant vous pour répondre de mes actes et de ceux des
officiers du 1er REP, car ils ont agi sur mes ordres.
« Monsieur le président, on peut demander beaucoup à un
soldat, en particulier de mourir, c’est son métier. On ne peut
lui demander de tricher, de se dédire, de se contredire, de
mentir, de se renier, de se parjurer. Oh ! je sais, Monsieur le
président, il y a l’obéissance, il y a la discipline. Ce drame de
la discipline militaire a été douloureusement vécu par la
génération d’officiers qui nous a précédés, par nos aînés.
Nous-mêmes l’avons connu, à notre petit échelon, jadis,
comme élèves officiers ou comme jeunes garçons préparant
Saint-Cyr. Croyez bien que ce drame de la discipline a pesé de
nouveau lourdement et douloureusement sur nos épaules,
devant le destin de l’Algérie, terre ardente et courageuse, à
laquelle nous sommes attachés aussi passionnément que nos
provinces natales.
« Monsieur le président, j’ai sacrifié vingt années de ma vie à
la France. Depuis quinze ans, je suis officier de Légion.
Depuis quinze ans, je me bats. Depuis quinze ans j’ai vu
mourir pour la France des légionnaires, étrangers peut-être par
le sang reçu, mais français par le sang versé.
« C’est en pensant à mes camarades, à mes sous-officiers, à
mes légionnaires tombés au champ d’honneur, que le 21 avril,
à treize heure trente, devant le général Challe, j’ai fait mon
libre choix.
« Terminé, Monsieur le président. »

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Re: Decès du Commandant Helie Danois de ST Marc

Message par CARLIER le Sam 7 Sep - 12:03

Poème du commandant Helie Danois de ST Marc

« QUE DIRE A UN JEUNE DE 20 ANS »
___________________________________________
Quand on a connu tout et le contraire de tout,
quand on a beaucoup vécu et qu’on est au soir de sa vie,
on est tenté de ne rien lui dire,
sachant qu’à chaque génération suffit sa peine,
sachant aussi que la recherche, le doute, les remises en cause
font partie de la noblesse de l’existence.
Pourtant, je ne veux pas me dérober,
et à ce jeune interlocuteur, je répondrai ceci,
en me souvenant de ce qu’écrivait un auteur contemporain :
«Il ne faut pas s’installer dans sa vérité
et vouloir l’asséner comme une certitude,
mais savoir l’offrir en tremblant comme un mystère».
A mon jeune interlocuteur,
je dirai donc que nous vivons une période difficile
où les bases de ce qu’on appelait la Morale
et qu’on appelle aujourd’hui l’Ethique,
sont remises constamment en cause,
en particulier dans les domaines du don de la vie,
de la manipulation de la vie,
de l’interruption de la vie.
Dans ces domaines,
de terribles questions nous attendent dans les décennies à venir.
Oui, nous vivons une période difficile
où l’individualisme systématique,
le profit à n’importe quel prix,
le matérialisme,
l’emportent sur les forces de l’esprit.
Oui, nous vivons une période difficile
où il est toujours question de droit et jamais de devoir
et où la responsabilité qui est l’once de tout destin,
tend à être occultée.
Mais je dirai à mon jeune interlocuteur que malgré tout cela,
il faut croire à la grandeur de l’aventure humaine.
Il faut savoir,
jusqu’au dernier jour,
jusqu’à la dernière heure,
rouler son propre rocher.
La vie est un combat
le métier d’homme est un rude métier.
Ceux qui vivent sont ceux qui se battent.
Il faut savoir
que rien n’est sûr,
que rien n’est facile,
que rien n’est donné,
que rien n’est gratuit.
Tout se conquiert, tout se mérite.
Si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu.
Je dirai à mon jeune interlocuteur
que pour ma très modeste part,
je crois que la vie est un don de Dieu
et qu’il faut savoir découvrir au-delà de ce qui apparaît comme l’absurdité du monde,
une signification à notre existence.
Je lui dirai
qu’il faut savoir trouver à travers les difficultés et les épreuves,
cette générosité,
cette noblesse,
cette miraculeuse et mystérieuse beauté éparse à travers le monde,
qu’il faut savoir découvrir ces étoiles,
qui nous guident où nous sommes plongés
au plus profond de la nuit
et le tremblement sacré des choses invisibles.
Je lui dirai
que tout homme est une exception,
qu’il a sa propre dignité
et qu’il faut savoir respecter cette dignité.
Je lui dirai
qu’envers et contre tous
il faut croire à son pays et en son avenir.
Enfin, je lui dirai
que de toutes les vertus,
la plus importante, parce qu’elle est la motrice de toutes les autres
et qu’elle est nécessaire à l’exercice des autres,
de toutes les vertus,
la plus importante me paraît être le courage, les courages,
et surtout celui dont on ne parle pas
et qui consiste à être fidèle à ses rêves de jeunesse.
Et pratiquer ce courage, ces courages,
c’est peut-être cela
«L’Honneur de Vivre»
Hélie de Saint Marc

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Re: Decès du Commandant Helie Danois de ST Marc

Message par CARLIER le Sam 7 Sep - 17:45

https://www.youtube.com/watch?v=_c7lQNWE9R8


Dernière édition par CARLIER le Dim 8 Sep - 7:53, édité 1 fois

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Re: Decès du Commandant Helie Danois de ST Marc

Message par CARLIER le Sam 7 Sep - 17:51

Hélie de Saint Marc élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur. Le rebelle est devenu un modèle.




Dans le froid de la cour d’honneur des Invalides, la foule n’a d’yeux que pour le vieil homme tassé sur son fauteuil roulant : le commandant Hélie Denoix de Saint Marc, 89 ans. Il a remis son béret vert de légionnaire parachutiste. Malgré la fatigue et l’infirmité, le soldat se redresse, au moment où le chef de l’État lui passe le grand cordon de grand-croix de la Légion d’honneur, la dignité suprême dans l’ordre national. Cette cérémonie du 28 novembre honore un soldat moraliste au destin hors normes. À travers le chef de l’État, la nation reconnaît les combats de toute une vie et poursuit le processus d’apaisement qui doit refermer les blessures de la guerre d’Algérie. Ce cycle ne sera vraiment achevé que lorsque tous ceux qui s’engagèrent pour la France – au premier rang desquels les harkis – seront à leur tour pleinement honorés.

Hélie de Saint Marc est le symbole de ces combats et de ces déchirements. La Résistance, la déportation, les combats en Indochine et en Algérie. Révolté par l’abandon des populations algériennes, il livra son dernier combat en avril 1961.
Putschiste, “pour la parole donnée”, il risqua tout. Condamné à dix ans de prison, il fut gracié en décembre 1966. Il le raconte dans les Champs de braises (1995) et les Sentinelles du soir (1999), « le meilleur de mes livres ».

Saint Marc est un homme debout. Cette règle de vie en fit un proscrit. Cinquante ans après sa rébellion contre le parjure, elle en fait un modèle. Pour la foule réunie aux Invalides, il ne s’agit pas d’un “pardon” mais d’une “reconnaissance”, même si l’Élysée a précisé que la cérémonie n’est qu’« un acte militaire », le président agissant en tant que chef des armées. Pour certains, au contraire, c’est bien un geste politique du candidat Nicolas Sarkozy vers l’électorat de droite et vers les armées.

Cet hommage officiel est surtout une étape de plus dans le processus d’apaisement conduit par tous les présidents de la Ve République (à l’exception de Georges Pompidou), dans cette longue suite – encore inachevée – d’amnisties, de reconnaissance et de rétablissement des droits : ce fut Charles de Gaulle, dès les décrets de 1963 et l’amnistie collective de 1968 ; Valéry Giscard d’Estaing rétablit Saint Marc dans ses droits civils et militaires ; François Mitterrand poursuivit les réparations ; Jacques Chirac éleva Saint Marc à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur.

Le général Bruno Dary, gouverneur militaire de Paris, lui aussi légionnaire parachutiste, souligne cette continuité dans un hommage vibrant à Saint Marc, « mon ancien ». Dans le brouhaha de ce grand salon des Invalides, le commandant reçoit ensuite patiemment les félicitations de chacun. Il faut se pencher, front contre front, pour lui parler et l’entendre. Je m’approche. Ses yeux disent tout. Le regard d’azur reste intense derrière ces rides profondes qui dessinent « le temps perdu, les vies sacrifiées, la confiance trahie ».

On y lit la modestie de l’homme « dépositaire de quelques grammes d’humanité », la douceur du sage « plus démuni qu’un enfant » à l’approche du mystère, la passion de celui qui plongea dans l’Histoire avec une intensité sans équivalent, toujours soucieux de comprendre et de transmettre. Hélie de Saint Marc sait tout l’attachement que lui portent Valeurs actuelles et ses lecteurs. Il tient à nous remercier : « Tout se tient, continuez, me glisse-t-il dans un souffle. Continuez… »


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Re: Decès du Commandant Helie Danois de ST Marc

Message par CARLIER le Sam 7 Sep - 17:57

Biographie

Résistance et déportation

Hélie de Saint Marc entre dans la Résistance (réseau Jade-Amicol) en février 1941, à l'âge de dix-neuf ans après avoir assisté à Bordeaux à l'arrivée de l'armée et des autorités françaises d'un pays alors en pleine débâcle. Arrêté le 14 juillet 1943 à la frontière espagnole à la suite d'une dénonciation, il est déporté au camp de concentration nazi de Buchenwald.

Envoyé au camp satellite de Langenstein-Zwieberge où la mortalité dépasse les 90 %, il bénéficie de la protection d'un mineur letton qui le sauve d'une mort certaine. Ce dernier partage avec lui la nourriture qu'il vole et assume l'essentiel du travail auquel ils sont soumis tous les deux. Lorsque le camp est libéré par les Américains, Hélie de Saint Marc gît inconscient dans la baraque des mourants. Il a perdu la mémoire et oublié jusqu’à son propre nom. Il est parmi les trente survivants d'un convoi qui comportait plus de 1 000 déportés.

À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, âgé de vingt-trois ans, il effectue sa scolarité à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr.

La guerre d'Indochine

Hélie de Saint Marc part en Indochine française en 1948 avec la Légion étrangère au sein du 3e REI. Il vit comme les partisans vietnamiens, apprend leur langue et parle de longues heures avec les prisonniers Viêt-minh pour comprendre leur motivation et leur manière de se battre.

Affecté au poste de Talung, à la frontière de la Chine, au milieu du peuple minoritaire Tho, il voit le poste qui lui fait face, à la frontière, pris par les communistes chinois. En Chine, les troupes de Mao viennent de vaincre les nationalistes et vont bientôt ravitailler et dominer leurs voisins vietnamiens. La guerre est à un tournant majeur. La situation militaire est précaire, l'armée française connaît de lourdes pertes. Après dix-huit mois, Hélie de Saint Marc et les militaires français sont évacués, comme presque tous les partisans, mais pas les villageois. « Il y a un ordre, on ne fait pas d'omelette sans casser les œufs », lui répond-on quand il interroge sur le sort des villageois.

Son groupe est obligé de donner des coups de crosse sur les doigts des villageois et partisans voulant monter dans les camions. « Nous les avons abandonnés ». Les survivants arrivant à les rejoindre leur racontent le massacre de ceux qui avaient aidé les Français. Il appelle ce souvenir des coups de crosse sur les doigts de leurs alliés sa blessure jaune et reste très marqué par l'abandon de ses partisans vietnamiens sur ordre du haut-commandement.

Il retourne une seconde fois en Indochine en 1951, au sein du 2e BEP (Bataillon étranger de parachutistes), peu de temps après le désastre de la RC4, en octobre 1950, qui voit l'anéantissement du 1er BEP. Il commande alors au sein de ce bataillon la 2e CIPLE (Compagnie indochinoise parachutiste de la Légion étrangère) constituée principalement de volontaires vietnamiens. Ce séjour en Indochine est l'occasion de rencontrer le chef de bataillon Raffalli, chef de corps du 2e BEP, l'adjudant Bonnin et le général de Lattre de Tassigny chef civil et militaire de l'Indochine, qui meurent à quelques mois d'intervalle.

Guerre d'Algérie et putsch des Généraux

Recruté par le général Challe, Hélie de Saint Marc sert pendant la guerre d'Algérie, notamment aux côtés du général Massu. En avril 1961, il participe – avec le 1er REP (Régiment étranger de parachutistes), qu'il commande par intérim – au putsch des Généraux, dirigé par Challe à Alger. L'opération échoue après quelques jours et Hélie de Saint Marc décide de se constituer prisonnier.

Comme il l'explique devant le Haut Tribunal militaire, le 5 juin 1961, sa décision de basculer dans l'illégalité était essentiellement motivée par la volonté de ne pas abandonner les harkis, recrutés par l'armée française pour lutter contre le FLN, et ne pas revivre ainsi sa difficile expérience indochinoise. À l'issue de son procès, Hélie de Saint-Marc est condamné à dix ans de réclusion criminelle. Il passe cinq ans dans la prison de Tulle avant d'être gracié, le 25 décembre 1966.

Années 1960 à aujourd'hui

Après sa libération, il s'installe à Lyon avec l'aide d'André Laroche, le président de la Fédération des déportés et commence une carrière civile dans l'industrie. Jusqu'en 1988, il fut directeur du personnel dans une entreprise de métallurgie.

En 1978, il est réhabilité dans ses droits civils et militaires.

En 1988, l'un de ses petits-neveux, Laurent Beccaria, écrit sa biographie, qui est un grand succès. Il décide alors d'écrire son autobiographie qu'il publie en 1995 sous le titre de Les champs de braises. Mémoires et qui est couronnée par le Prix Fémina catégorie « Essai » en 1996. Puis, pendant dix ans, Hélie de Saint-Marc parcourt les États-Unis, l'Allemagne et la France pour y faire de nombreuses conférences. En 1998 et 2000, paraissent les traductions allemandes des Champs de braises (Asche und Glut) et des Sentinelles du soir (Die Wächter des Abends) aux éditions Atlantis.

En 2001, le Livre blanc de l’armée française en Algérie s'ouvre sur une interview de Saint Marc. D'après Gilles Manceron, c'est à cause de son passé de résistant déporté et d'une allure différente de l'archétype du « baroudeur » qu'ont beaucoup d'autres, que Saint Marc a été mis en avant dans ce livre

En 2002, il publie avec August von Kageneck — un officier allemand de sa génération —, son quatrième livre, Notre Histoire, 1922-1945, un récit tiré de conversations avec Étienne de Montety, qui relate les souvenirs de cette époque sous la forme d'entretiens, portant sur leur enfance et leur vision de la Seconde Guerre mondiale.

À 89 ans, il est fait grand-croix de la Légion d'honneur, le 28 novembre 2011, par le président de la République, Nicolas Sarkozy6.

Il meurt le 26 août 20137.

Décorations



Legion Honneur GC ribbon.svg Croix de Guerre 1939-1945 ribbon.svg Croix de Guerre des Theatres d'Operations Exterieurs ribbon.svg Croix de la Valeur Militaire ribbon.svg
Medaille de la Resistance ribbon.svg Croix du Combattant Volontaire de la Resistance ribbon.svg Croix du Combattant (1930 France) ribbon.svg Medaille d'Outre-Mer (Coloniale) ribbon.svg
Medaille commemorative de la Guerre 1939-1945 ribbon.svg Medaille de l'Internement pour faits de Resistance ribbon.svg Medaille de la Deportation pour faits de Resistance ribbon.svg Medaille commemorative de la Campagne d'Indochine ribbon.svg
Medaille commemorative des Operations du Moyen-Orient ribbon.svg Medaille commemorative des Operations de securite et de Maintien de l'ordre ribbon.svg Medaille (Insigne) des Blesses Militaires ribbon.svg

Intitulés
Grand-croix de la Légion d'honneur, en date du 25 novembre 2011.
Croix de guerre 1939-1945 avec 1 citation
Croix de guerre des TOE avec 8 citations
Croix de la valeur militaire avec 4 citations
Médaille de la résistance
Croix du combattant volontaire de la Résistance
Croix du combattant
Médaille coloniale avec agrafe « Extrême-Orient »
Médaille commémorative de la guerre 1939-1945
Médaille de la déportation et de l'internement pour faits de Résistance
Médaille commémorative de la campagne d'Indochine
Médaille commémorative des opérations du Moyen-Orient (1956)
Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre en Afrique du Nord (1958) avec agrafes « Algérie » et « Tunisie »
Insigne des blessés militaires (2)
Officier dans l'ordre du mérite civil Taï Sip Hoc Chau

Ouvrages
Les Champs de braises. Mémoires avec Laurent Beccaria, édition Perrin, 1995, (ISBN 2262011184) , Prix littéraire de l'armée de terre - Erwan Bergot en 1995, Prix Femina essai en 1996.
Les Sentinelles du soir, édition Les Arènes, 1999, (ISBN 2912485029)
Indochine, notre guerre orpheline, édition Les Arènes, 2000, (ISBN 2912485207)
Notre histoire (1922-1945) avec August von Kageneck, conversations recueillies par Étienne de Montety, édition Les Arènes, 2002, (ISBN 2912485347)
Die Wächter des Abends, Édition Atlantis, 2000, (ISBN 3932711513)8
Asche und Glut. Erinnerungen. Résistance und KZ Buchenwald. Fallschirmjäger der Fremdenlegion. Indochina und Algerienkrieg. Putsch gegen de Gaulle, Édition Atlantis, 1998, 2003, (ISBN 3932711505)9
Toute une vie ou Paroles d'Hélie de Saint Marc écrit en collaboration avec Laurent Beccaria, volume comprenant un CD audio d'émission radiophonique, édition Les Arènes, 2004, (ISBN 2912485770)
La Guerre d'Algérie 1954-1962, avec Patrick Buisson, préface de Michel Déon (avec DVD), Albin Michel, 2009 (ISBN 222618175X)
[PDF] Lettre à la jeunesse d'Hélie de Saint Marc
L’Aventure et l’Espérance, édition Les Arènes, 2010, (ISBN 9782352040910)

Bibliographie
Laurent Beccaria, Hélie de Saint-Marc, éd. Perrin, 1989 ; rééd. « Tempus », 2008.

Filmographie
Georges Mourier, Servir, 52', DVD, éd. À l'Image Près, 200810

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Re: Decès du Commandant Helie Danois de ST Marc

Message par CARLIER le Sam 7 Sep - 18:12


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Re: Decès du Commandant Helie Danois de ST Marc

Message par BRIOCHIN le Dim 8 Sep - 8:34

Bonjour,

un sacré militaire, encore un grand qui nous quitte

condoléances à ses proches

yohann

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