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GUERRE DE 1914/18

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GUERRE DE 1914/18 Empty GUERRE DE 1914/18

Message par william durand le Dim 9 Fév - 17:05

LA GRANDE GUERRE 1914-1918

2 août 1914
QUI SE SOUVIENT DU PREMIER MORT?
En poste au village de Joncheray au sud est du Territoire de Belfort ,il s’oppose à une patrouille allemande qui a violé la frontière.Il a fait les sommations d’usage ,en réponse l’officier allemand chef de la patrouille tire un coup de révolver ,mortellement touché il riposte et blesse à son tour mortellement officier
Ce soldat français a 21 ans ,instituteur de métier ,caporal pour la circonstance ,son nom ,Jules André PEUGEOT.
Ces deux morts ne virent pas la suite effroyable ,ces millions de morts fauchés par la mitraille ,par les canons ,ces millions de blessés ,défigurés ,gazés a jamais meurtris dans leurs chairs.
3 aout1914:
L’Allemagne déclare la guerre à la France.Les français lancent l’offensive en Lorraine et en Haute Alsace mais menacés d’enveloppement sur leur aile gauche par les armées allemandes ,ils se replient.
En quelques semaines ,les Allemands sont aux portes de Paris.
6 septembre 1914:
JOFFRE ,commandant en chef des armées françaises du Nord -Est ,donne l’ordre de la contre-offensive générale.Paris est sauvé ,l’armée française échappe à l’anéantissement.Dans tout le pays ,le vainqueur de la Marne est l’objet d’un véritable culte..
Les combats se poursuivent ,la balance ne penche ni pour l’un ni pour l’autre camp,la guerre menace d’étre longue.
Des problèmes ardus sont à régler ,manque de munitions ,de canons lourds ,d’artillerie de tranchée ,les équipements du combattant sont à revoir tel l’armement individuel ,les évacuations et les soins aux blessés ,le ravitaillement des unités et dans le même temps l’organisation de nouvelles opérations à coordonner avec les russes ,anglais et italiens.
14 octobre 1914
Après la bataille de la Marne ,le 287° RI attaque le camp de César tenu par les allemands (57 avant JC ,CESAR y livra sa première bataille de l’Aisne contre les belges) et une tranchée portera le nom de ‘’Tranchée du capitole’’.

En 1915,
L’armée française tient 700km sur les 770 du front Ouest ,les grandes offensives en Artois ,Champagne ,Lorraine sont déclenchées mais les percées espérées ne sont pas obtenues et les pertes s’ajoutant à celles des combats locaux tels le Linge ,les Éparges laissent de grands vides.
A l’été 1915 avec les troupes du Commonwealth l’offensive de la Somme est lancée ,l’ennemi est repoussé ,Verdun soulagé de la pression allemande est dégagé.Cette bataille primordiale ne permet pas d’emporter la décision.

VERDUN 1916
La guerre s’est installée dans la durée ,la France tient le coup au prix de pertes humaines considérables.L’Allemagne décide de lancer une offensive ,le choix se porte sur Verdun ,saillant mal relié à l’arrière ,difficile à ravitailler.
Le chef suprême des armées ,FALKENHAYN promet de prendre Verdun en trois jours.La préparation de cette attaque nommée ‘’opération Jugement’’ met en œuvre des moyens énormes
21 février 1916
La bataille commence au Bois des Caures avec 6 divisions allemandes ,1300 canons contre 2 divisions françaises.
A 7h15 le bombardement commence ,la bataille de Verdun va durer 300 jours et 300 nuits.Deux millions d’obus tombent sur un front de 20km en neuf heures.
Le colonel DRIANT n’a plus que 90 chasseurs tous blessés sur les 1500 ,il sera tué le 22 février en première ligne.
Les allemands n’ont pu prendre Verdun ,l’action est portée sur les deux rives de la Meuse pour s‘emparer des forts qui dominent la place et celui de Douaumont le Fort Cuirassé est dans l’axe de l’attaque ennemie ,il est réputé très armé.
Les communications vont jouer un rôle vital dans la résistance de la France ,le système de défense repose sur une rotation des unités dont des troupes fraîches viennent régulièrement relever les troupes en ligne.Il faut aussi assurer le ravitaillement rapide et constant de la zone en matériel ,munitions et renforts ,les blessés doivent aussi étre rapidement évacués.
Coté allemand ce ravitaillement s’effectue par voie ferrée avec une dizaine de voies qui desservent le front ,coté français ,Verdun est un cul de sac avec deux lignes de chemin de fer et une route départementale.Les voies ferrées sont inutilisables car trop proches du front.Le transport repose sur l’unique route Bar le Duc à Verdun d’une soixantaine de kilomètres sur 7 m de large.
Dès le 19 février cette question a été soumise au service auto ,la noria dans les deux sens s’organise ,rien ne doit freiner la circulation ,la route est entretenue constamment notamment le 28 février avec l’arrivée du dégel.Les conducteurs tiennent le volant jusqu’à 18 heures par jour et ce pendant dix jours.Près de 8000 véhicules empruntent cette route.
En moyenne 13000 combattants ,6400 tonnes de matériel et 1500 tonnes de munitions sont transportés quotidiennement.;
LA VOIE SACREE EST NEE.
Le service des vivres et une partie de l’évacuation des blessés sont réalisés par le Meusien ,train dont la capacité d’emport a été améliorée.
25 février 1916
Les allemands avaient des craintes injustifiées ,ils ne savaient pas que les forts ne défendaient plus rien et c’est le drame de Douaumont.
En effet par décret du 8 août 1915 ,le Haut commandement l’avait fait désarmé comme les autres forts et le général JOFFRE vainqueur de la première bataille de la Marne veut regrouper pour livrer bataille dans la Somme de juillet à novembre 1916;Il n’a jamais cru à une attaque sur Verdun.
Le fort de Douaumont est pris le 25 ,les 57 occupants sont prisonniers sans résistance.
Non loin du fort le village de Douaumont été complètement détruit ainsi que Fleury ,Vaux ,Cumières , Ornes ,Bezonnaux ,Haumont ,Beaumont ,Louve mont (chaque village a reçu la croix de guerre avec palme)
Le 2 mars le capitaine de Gaulle a été blessé pour la 3ème fois et fait prisonnier.
22 et 23 mai 1916
Le général Mangin tente de reprendre le fort mais par manque de matériel c’est un échec.
Le 1er juin le Fort de Vaux est pris après avoir reçu 1000 obus par heure.Falkenhayn tente à nouveau de rentrer dans Verdun en juin et juillet 1916;
Devant Souville les allemands tirent 200 000 obus asphyxiants mais sans succès nos contre offensives de juillet à septembre nous mènent à la reconquête du fort de Douaumont.
21 octobre 1916 ,le général Mangin mène une grande attaque avec 8 divisions avec le 321° RI ,le RICM.
24 octobre 1916
Le fort de Douaumont est pris par le RICM ,le 43° BTS et un bataillon Somali.
Avec cette reprise sont également entre nos mains ,le Ravin De la Couleuvre ,les villages de Douaumont et Fleury ,la Caillette ,les ravins du Bazil et de la Fausse Cote ,le Chénois ,le Bois Fumin ,le fort de Vaux le 2 novembre.
Des centaines de canons et de mitrailleuses sont récupérés alors que 800 000 obus dont 200 000 lourds ont été tirés. , 8000 allemands prisonniers
15 novembre 1916
Les alliés tiennent une conférence à Chantilly au GQG de JOFFRE.
Une vaste offensive est décidée pour le début du printemps 1917.
Décembre 1916
NIVELLE remplace JOFFRE.
15 et 16 décembre 1916
Mangin lance vers le nord de Douaumont 8 divisions avec 800 canons ,les français font 25 000 prisonniers et c’est une victoire française à Verdun.

Dès le 21 mars 1917
Les allemands bouleversent les plans du général NIVELLE en raccourcissant le front et en se repliant sur le massif de St Gobain.NIVELLE persiste à attaquer dans ce secteur de l’Aisne.
2 avril 1917
Les Etats-Unis entrent en guerre ,JOFFRE présente un programme de coopération militaire à l’État-major américain adopté le 14 mai.
Ce programme prévoit l’envoi d’un corps expéditionnaire dès le 1er juin 1917 ,la création en France d’une armée américaine ,instructeurs fournis par la France ainsi que les canons ,les avions et les chars.
15 avril 1917
L’ordre de bataille des armées françaises qui doivent attaquer couvre le secteur Berry au Bac -Craonne avec la 5° armée du général CHAZEL ,celui d’Hurtebise à Laffaux par la 6° armée du général MANGIN.
16 au 21 avril 1917 ,le Chemin des Dames
Après la victoire de la Marne le front passe par Reims ,Berry au Bac ,le Chemin des Dames ,Soissons.Ce secteur est calme entre 1914 et 1916 et sera tenu jusqu’à la bataille de Verdun par le 18° CA qui se voit intégrer l’artillerie de tranchée (les crapouillots).
Les nids de mitrailleuses ennemis résistent à l’importante préparation d’artillerie et à 6h l’attaque est déclenchée.Le 8° RI monte à l’assaut de Chevreux mais perd un millier de soldats.
C’est tout le 1° CA qui part à l’assaut du plateau de Californie et de la forêt de Vauclers ou le 201° RI y fait une brèche.
Dans la journée le 1° CA a perdu 170 officiers et 6500 hommes.
Au sud d’Ailles les français attaquent avec le 20°CA qui a pour mission d’enlever une sucrerie et de franchir le ravin de Troyon. A 7h ,le Chemin des Dames est dépassé ,le 418° RI a été massacré devant la sucrerie.
Le 6° CA a attaqué vers Chavignon mais fantassins et chasseurs sont cloués sur place par les tirs de lance flammes ,des mitrailleuses et des canons ennemis.
La situation n’est pas meilleure entre Soupir et Chavronne.
A 9h le 1° Corps colonial doit attaquer sur un front de 8km.Après la traversée de la voie ferrée Paris-Laon ,il doit reculer face à la contre attaque allemande ,il perd 3800 hommes à son tour.
Les chars vont intervenir au Chemin des Dames
Appelée l’artillerie spéciale (AS) ce sera le baptême du feu des hommes et du matériel du général ESTIENNE qui depuis 1915 attire l’attention de JOFFRE sur l’utilisation des blindés pour percer le front ennemi.Dès février 1916 ,400 engins sont commandés aux usines du Creusot.La première unité s’installe au camp de Champlieu du coté de Compiègne , elle est équipée de canon de 75.
A 13h les’’tanks’’ débouchent sur Juvincourt mais ils arrivent sans soutien de l’infanterie vers la deuxième position allemande.
Les premiers envoyés sont des Schneider de 13tonnes et des Saint Chamond de 24 tonnes à canon de 75 ,ce sont des engins qui ne dépassent pas 8km/h ,ils sont mis à la disposition du 5° CA en deux groupements l’un de 82 chars (Bossut) l’autre de 50 chars (Chaubés).
Le premier doit attaquer entre la Mielle l’Aisne ou se trouve le général Passage et le 32° CA ,il devait aussi coopérer avec la 69° DI.
Dés 6h30 le groupement franchit les lignes françaises ,à 11h il est devant la 2° position ennemie se déployant sous le feu de l’artillerie allemande.Le commandant Bossut est tué dès le début dans son char.Plusieurs autres blindés s’emparent d’une tranchée.Sur les 82 chars ,6 tombent en panne ,32 restent au milieu des lignes allemandes ,12 au milieu des notres.Sur trois chars qui partent en reconnaissance vers la voie ferrée de Guignicourt ,un seul y parvient et ne peut en revenir.
Quatre groupes du groupement opèrent avec la 69°DI et le 5° avec la 42°DI , 5Cies du 154° RI accompagnent les chars
Le deuxième groupement ne peut mieux faire ,à la nuit sur les 32 chars engagés ,26 avaient été détruits par les obus ,il avait à sa disposition 3Cies du 76° RI.
Le 15 avril à 20h30 les chars quittent leur position pour gagner une position d’attente (8 chars sont restés en panne au départ).Un peu après 6 h les chars quittent cette position mais sont pris à partie à la ferme du Temple ,à 7 h les premières lignes allemandes sont atteintes mais la largeur des tranchées stoppe l’avance ,plusieurs blindés sont incendiés ,aucun ne franchit la tranchée.
Les allemands sont décidés à ne pas se laisser surprendre ,ils élargissent les tranchées ,des pièces anti chars de 77mm sont mis en place ,l’infanterie est entraînée à la lutte contre les chars
Le 16 avril n’est pas jour de victoire.
Le 17 l’attaque se poursuit avec de nouvelles grosses pertes en hommes.
Le 18 ,la 6° armée achève la conquête du plateau
21 avril ,les français sont à Laffaux ,Bray en Laonnois
En cinq jours les troupes françaises ont pu faire 21600 prisonniers.

15 mai 1917
Le général NIVELLE est relevé de son commandement ,c’est le général PETAIN qui le remplace.Celui-ci arrête toute grande action et aura à faire face à quelques mutineries.Sur les 412 condamnations à mort prononcées ,27 soldats seront fusillés.
Des actions limitées vont se poursuivre.
25 juin 1917
La caverne du Dragon reste entre les mains des français.A près trois jours de tirs d’artillerie intensifs ,zouaves et tirailleurs de l’armée coloniale s’emparent du fort de la Malmaison.

1918
Au début de l’année ,LUDENDORF a réussi grâce aux 40 divisions ramenées de Russie d’assurer la supériorité allemande.Mais il sait que les américains qui en janvier 1918 n’ont envoyé que 60 000 hommes ,auront mis en place en fin d’année deux millions de soldats.
20 mars 1918
Dans la soirée l’ordre du quartier général de l’artillerie d’ouvrir le feu du tonnerre le 21 à partir de 4 heures .
21 mars 1918
Le front s’embrase de Croisilles à La Fère sur 70 km ,cette préparation des plus violentes s’étale entre la Scarpe (est d’Arras) et Vendeuil au sud de saint Quentin.
L’artillerie allemande écrase tout avec ses minenwerfers et ses canons à obus toxiques(ypérite).
Suite à une forte préparation de l’artillerie ,37 divisions de première ligne et 27 de renfort se lancent vers Amiens à 9h40 contre les 16 divisions anglaises,elles sont arrêtées après des combats acharnés.
La nuit du 21 au 22 est calme ,mais le 22 au matin les allemands reprennent la marche en avant ,les anglais reculent et battent en retraite.
L’armée von HUTIER atteint puis dépasse la Somme ,le canal Crozat ,fonce sur Ham et Chauny.A Jussy l’ennemi est obligé d’attaquer à 17 reprises pour franchir le canal.
Le 23 midi ,le général HUMBERT reçoit l’ordre de défendre la Somme avec les troupes franco britanniques.Depuis le matin un des canons dans la forèt de Saint Gobain commence à tirer sur Paris une vingtaine d’obus pour démoraliser la population.
Le 24 mars ,von HUTIER va rentrer dans la trouée d’Hombleux ,les armées de MARWITZ et BELOW tentent d’écraser Bapaume qui est perdu le soir avec Combles.
Le canal de la Somme a été franchi ,Nesle est pris aux anglais ,le 5° CA est attaqué ,3500 de nos soldats sont prisonniers.
Depuis le 21 nous avons perdu 45 000 prisonniers ,600 canons ,des milliers de mitrailleuses ,en certains points l’avance ennemie est de 40 km
Nos renforts arrivent rapidement.
Dans la nuit du 25 au 26 ,Noyon est aux mains de l’ennemi mais le Mont Renaud tient bon.
A partir du 26 mars ,FOCH commande toutes les armées de la mer à l’Alsace ,Montdidier tombe le 27 ,les armées allemandes sont ralenties.Le général von MARWITZ va frapper un dernier coup le 24 avril à Amiens ,l’attaque ne réussit pas la bataille de Picardie se termine.
À partir du 27 mai 1918 ,deuxième bataille du Chemin des Dames
Pendant cette bataille l’ennemi s’élance à nouveau sur le Chemin des Dames submergeant nos positions.
La 61° DI dans la forèt de Pinon entend des bruits de véhicules et de trains vers Laon ,la 21° DI rend compte des travaux d’abattage de bois.
Le 27 mai le Kronprinz fait déclencher le bombardement pendant 3 heures à partir de 1 heure du matin,des obus percutants ,toxiques ,lacrymogènes d’une rare violence s’abattent sur nos troupes puis c’est le tour de l’infanterie d’intervenir vers le plateau de Californie tenu par la 5° division britannique qui est enlevé à 4h15 pendant que la 8° division est submergée et subit des pertes sévères
Une division coloniale française est obligée de replier sur l’Aisne alors que la 21°DI tient bon et que la 25° en réserve vient en renfort.
Maisl’ennemi est déjà la ,Pontavert est dépassé ,le pont de Maizy sur Aisne est atteint par les allemands, le Chemin des Dames doit tomber ,les divisions françaises du général DUCHENE sur les crêtes du plateau vont céder sous le nombre et aux toxiques qui atteignent les batteries d’artillerie ,les passages de l’Ailette sont forcés.
Les français évacuent Pinon , Chauvignonle fort de la Malmaison ,Courtecon et Cerny.
A 11h20 l’ennemi occupe une ligne Vauxaillon ,ferme de Hameret ,cote 151 ,nord de Soupir ,lisière de Moussy-Paissy et Vassogne-Craonnelle. ,l’infanterie a atteint l’Aisne de Vailly à Berry au Bac.
Les anglais sont délogés des positions entre Sapigneul et Brimont ,l’ennemi a pris d’assaut Cormicy ,Cauroy et Loivre puis s’acharne vers le sud pour occuper Mont Notre Dame.
Le 28 mai le Kronprinz attaque les français et les anglais sur les deux ailes ,Soissons a reçu 1200 obus la ville est incendiée et enlevée par les allemands malgré l’arrivée de troupes françaises.
Le 29 mai c’est Fère en Tardenois qui tombe.Depuis le début nous avons perdu 3500 prisonniers et un matériel considérable notamment en artillerie.
Le 30 mai ,42 divisions allemandes soit 500 000 hommes se dirigent vers la Marne qu’ils atteignent à Jaulgonne lançant une vive attaque le lendemain contre le plateau d Nampcel.
C’est vers Château Thierry que la lutte est âpre ,l’ennemi s’empare de Long PontCorcy et Faverolles qui sont repris par la contre attaque française
Dix jours après les allemands sont à Château Thierry ,traversent la Marne mais sont arrêtés.
Le 4 juin 1918 la bataille s’achève dans l’Aisne nous avons perdu 55000 prisonniers ,les troupes sont a bout de souffle des deux cotés.
9 au 12 juin 1918 vers Paris
L’assaut allemand commence par Compiègne ,le général von HUTIER doit aller en direction de Paris ,mais le 11 juin il fait face à une contre attaque du général MANGIN qui tient la voie ferrée Montdidier à Estrées saint Denis.
La contre attaque commence à 11 h du matin avec des troupes africaines lancées entre Ribécourt et Saint Maur appuyées par 140 chars et l’artillerie.Ils poussent 2km après Mérays’emparent du bois de Genlis et du plateau de Belloy pour arriver aux abords de Saint Maur faisant 1000 prisonniers et récupérant 19 canons.
L’ennemi se retourne vers Soissons le 12 puis vers Reims le 18 juin mais entre temps le 15 la contre attaque française reprend Coeuvres.
28 juin le plateau de Cutry est dégagé ,deux divisions ennemies sont hors de combat.
Il y aura une accalmie générale .
Situation au 1er juillet 1918
L’ennemi a 209 divisions dont 77 de réserve face aux français et ses alliés qui en disposent de192 dont 65 de réserve.
De ce fait les allemands vont lancer une offensive en Champagne.
15 au 17 juillet 1918
Le bombardement est déclenché à minuit dix avec une contre préparation française à 11 h.
Von BOEHM veut franchir la Marne pour rejoindre Montmirail protégé par son artillerie.Des ponts sont mis en place entre Dormans et Château Thierry sous le feu de l’aviation française.Il subit des pertes considérables.Il piétine devant Epernay et sur la montagne de Reims.
Les allemands tirent sur Paris avec leur super canon qui tire 14 obus entre les 15 et 16 juillet mais l’artillerie française l’oblige à se retirer vers Soissons le 17 juillet jour des contre attaques françaises notamment la 9° armée française du général MITRY.
L’offensive allemande a échoué ,LUDENDORF a perdu la guerre.
18 juillet 1918
Le général FOCH lance sa grande offensive alors que GOURAUD et BERTHELOT devaient tenir la Champagne.
LUDENDORF découvre un de ses flancs ,la situation va s’inverser ,c’est MANGIN qui va intervenir avec DEGOUTTE , de MITRY et BERTHELOT sur la Marne ou se trouvent deux armées allemandes. La 10° armée tient un secteur entre l’Aisne et l’Ourcq , la 6° entre l’Ourcq et la Marne avec quatre divisions américaines réparties en renfort soit 100 000 hommes.
Ces troupes s’enfoncent dans le flanc découvert ,les allemands sont battus.,321 chars en tête bousculent l’ennemi ,à 10 heures les français sont à Fontenoy , ils tiennent le plateau de Pernant la crête de Mercin et Vaux ,Vierzy et les bois de la Savière.Le général DEGOUTTE s’empare deTorcy et de Belleu obligeant les allemands à se replier.
Le 19 juillet Vierzy est dépassé ,Licy-Clignon et Neuilly Saint Front sont repris.
L’ennemi subit des pertes énormes et abandonne la Marne,laissant 20 000 prisonniers et 400 canons.
Dans la nuit du 20 au 21 von BOEHM abandonne Château Thierry puis réagit devant Villemontoire.Sur tout le front l’aviation bombarde sans arrêt ,445 tonnes de bombes sont larguées.
Les allemands ont perdu cette bataille ,c’est la seconde victoire de la Marne LUDENDORF retire une partie de ses troupes gardant de nombreuses mitrailleuses ,l’artillerie de campagne et l’artillerie lourde ,mais son ravitaillement est harcelé par l’aviation et l’artillerie française.
26 juillet 1918
Le général de MITRY a franchi la Marne et pousse les allemands à Villeneuve sur Fère alors que le général DEGOUTTE a atteint l’Ourcq et Fère en Tardenois les 28 et 29.Les allemands livrent des combats violents jusqu’au 31 juillet.Les américains eux s’occupent de Sergy perdu et repris a plusieurs reprises ,la 15°Division écossaise gagne le parc de Buzancy.
1er août 1918
MANGIN exerce une poussée générale ,l’ennemi abandonne Hartennes ,Taux ,Villemontoire .Soissons est prise par le général VUILLEMOT et ses chasseurs.
Le 2 août les français sont arrivés à l’Aisne ,l’ennemi se retranche sur des positions en attente..
Plus de 200 villages seront délivrés ,35000 allemands prisonniers et 700 canons pris.
Le 6 août FOCH reçois son bâton de Maréchal.
8 au 22 août 1918
Le 9 prise de Rosières en Santerre suivie le 10 par Montdidier,les allemands ont perdu 32000 prisonniers de plus et 650 canons qui s’ajoutent aux dépôts de matériel et au ravitaillement pris.
Le 15 août le massif de Ribecourt est pris par le général HUMBERT ,le 21 c’est celui de Lassigny.
Le 16 août MANGIN attaque vers Autrèches et le lendemain il fait donner l’assaut aux 7° et 30° CA qui font 2000 prisonniers ne perdant que 60 tués et 300 blessés.
Le soir du 19 août MANGIN se trouve sur la ligne Bailly , Tracy le val ,Nampcel ,Audignicourt Vassens,Morsain ,Nouvron-Vingrè ,Fontenoy.
Avant l’attaque du 20 août ,l’artillerie tonne et envoie des obus de tous calibres sur l’ennemi ,plusieurs villages tombent l’un après l’autre ,les allemands perdent 8000 prisonniers et 100 canons,le mont de Choisy est emporté le soir.Les combats reprennent le 21 ,Cuts est pris ,l’Oise atteinte.Le 22 ,les bavarois de la 1° division sont culbutés MANGIN prend Manicamp et Quierzy ,l’ennemi envoie des réserves pour conserver les hauteurs du Chemin des Dames.
La 3° armée et ses zouaves menacent de prendre Noyon défendue âprement par l’ennemi mais le 29 août les faubourgs de la ville sont entre nos mains ,Noyon est encerclé.
Le 30 août c’est la 37° division qui attaque le Mont St Siméon avec aussi des zouaves qui s’en emparent ,la 3° armée s’empare de Noyon et attaque le 3 septembre la ligne du canal du nord ,le lendemain les allemands battent en retraite.
Le 5 septembre les français repartent en avant ,Guiscard tombe le 6 ,Tergnier le 7 ,Fargniers le 8 les troupes de MANGIN se dirigent vers St Quentin
La contre offensive du général FOCH déclenchée le 18 juillet et le 17 septembre permet de reconquérir le Chemin des Dames.
Le 28 septembre les chasseurs de la 127° DI enlèvent le fort de la Malmaison.
Le 30 septembre les français débordent St Quentin vers le nord ,le lendemain une compagnie rentre dans St Quentin ,les allemands sont chassés de la ville.
Il reste à faire tomber Craonne ,l’attaque commence le 8 octobre ,Bohain est libérée le 10 ,nos troupes franchissent l’Aisne ,le 12 Laon est en vue ,La Fère est libérée.
La marche en avant reprend le 13 octobre ,à 11heures le drapeau tricolore est hissé sur la cathédrale de Laon
Le 27 octobre,l’ennemi bat en retraite
Le Chemin des Dames a coûté 100 000 victimes dont 33 000 morts.
Après quatre ans de guerre l’Allemagne vient de subir une terrible défaite militaire.
Le 7 novembre 1918 à 20h30 le clairon sonne le ‘’cessez le feu’’,les parlementaires allemands viennent demander l’armistice.
Nos troupes passent la Meuse à l’ouest de Sedan sur des passerelles de fortune soit les 142°RI,415° RI;19° RI soutenus par les 53° RI et 163° DI ,mais le 10 novembre ces unités sont attaquées.
Le 11 le message arrive annonçant pour 11heures la fin des hostilités ,la 163° DI a eu du 10 au 11 novembre 92 tués et 225 blessés.

12 mars 2008
Le dernier poilu ,Lazare PONTICELLI s’est éteint à 110 ans ,il a connu les combats de la forêt d’Argonne entre l’Aisne et la Meuse ,son régiment a perdu 161 hommes en dix minutes (30 tués ,114 blessés ,17 disparus) il se bat au Tyrol contre les autrichiens ,blessé d’un éclat d’obus à la joue gauche ,il est cité à l’ordre de l’armée italienne qui l’a incorporé de force dans ses rangs.
Au cours de la seconde guerre mondiale il travaille avec la résistance (renseignements ,fabrique d’explosifs ,cache d’armes)
Il a rejoint le premier mort de la guerre 1914-18.

william durand

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